vendredi, décembre 24, 2004

Nocturnale ...

Tardive ce soir, ca aurait pu vouloir dire que pour une fois je ne penserais pas à toi mais non ... l'activité et l'épuisement ne suffisent même plus à m'éloigner de ton ombre une soirée entière ...
Bonne nuit mon ange ...
Je t'aime ...

Les jours à venir me tiendront éloignée de ton refuge ... mais je compte bien me réfugier dans celui que tu m'offres ... on se retrouve entre tes ailes ?

Bye

jeudi, décembre 23, 2004

Ailleurs ...

Et oui, cette nuit je suis ailleurs, dans un truc qui ressemble un peu trop à la vie réelle pour que je m'y sente bien ... perdue ...
Tu me manques ...
J'ai pas envie de m'étendre là-dessus ... aujourd'hui est un jour où le manque m'attriste et me vide ...
Bonne nuit mon Ange

mardi, décembre 21, 2004

L'Ange de la Destruction ...

Salut Mon Ange,

Comment tu vas ?
Arf, c'est pas cool ça tu pourrais au moins faire l'effort d'aller bien de ton côté ...

Moi, journée de m...
Résultat je noie ma colère dans l'ivresse des notes ... je chante ... non que dis-je hurle ma colère et ma haine de tout ...
Mais le loup que j'ai dans les trippes ne sortira pas en hurlant à la lune ...
J'ai des envies de sang, de cadavres, de trippes à l'air ... ah pouvoir sculpter dans les entrailles de ceux qui m'emmerdent un dernier hommage à ce monde qui me répugne ...
A l'époque ... lointaine ... où je jouais à des jeux de rôle, un de ceux que je préférais, c'était Vampire la Mascarade ... j'adorais, pour le plaisir du jeu, jouer des Malkavians déjantés ... pauvres fous dont le fragile équilibre n'a pas résisté au don ténébreux ... mais par dessus tout je prenais mon pied avec les Tremères ... mages vampiriques ... pratiquant, entre autres manipulations occultes, la magie du sang ... un de leurs pouvoirs me laissait une impression de puissance, il consistait à faire bouillir à l'intérieur de leurs veines le sang des victimes ... jusqu'à l'implosion ... Gaby la vampire se délectait de cette pluie de sang bouillonnant ... Que j'aimerais parfois ... - de ce type qui me bouscule ... ou de cette matronne qui prend tellement de place sur le trottoir qu'on est obligé de casser son ryhtme en attendant de pouvoir la dépasser ... de ce nabot qui sais pas tenir son parapluie ... de ce bouffon qui ne sait pas se servir d'un caddie ... ou encore de cette fashion victime qu'est tellement encombrée par son égo proprement plié dans des sacs qu'elle ne voit même plus sur qui elle marche ... de tous ces gens qui me frolent ... me bousculent ... me touchent ... de tous ceux qui osent franchir la limite de confort de mon intimité ... de tous ceux qui violent ma surface de survie ... - pouvoir faire un sublime magma bouillonnant, instantanément les réduire en un ruissellement de sang ... une déferlante de trippes ... faire fusionner leur chair avec celle du pavé ... et les piétiner allègrement à mon tour ... danser sur leur reste ... m'abreuver de leur mort ...
Je vais peut-être bien envisager de rester enfermée quelques temps à la maison ... ca devient malsain mes réactions à la foule ...
Bye Bye Mon Ange ...
A cette nuit dans ces mots ou dans mes rêves ...

lundi, décembre 20, 2004

A la lueur de la lune ...

Et bien ca n'aura pas trainé ...
Deux longues heures j'ai passé à surveiller cet écran du coin de l'oeil cette nuit ... qu'attendais-je, dirais-tu, qu'il se remplisse tout seul?... pas exactement, mais presque ...
Soyons clair, le but thérapeutique de ce journal est de te chasser hors de moi ... pas de ma vie ... mais de moi ... ne pas développer une personnalité embryonnaire à qui il serait si facile de céder la place ... alors je te fais exister ... exister? ... ben oui je te pense donc tu suis ...- à Descartes de se retourner dans sa tombe, ça lui fera faire du sport - ... Bref, le but avoué de cette " medecine bottle " c'est de te donner une réalité que tu n'as pas: à l'extérieur de moi, pour qu'on ne mène plus cette existence partagée, perdue entre rêve et réalité, à ne plus trop savoir qui rêve et qui est rêvé, à ne plus trop savoir qui est le parasite de l'autre ...
et bien il faut croire que le toi en moi lutte ... ou que mon aspiration au vide est tenace ... pas moyen hier de me forcer, pas la force de te jeter, pas envie de t'effacer, je me suis endormie avec mon Ange en moi ... et ... comme à chaque fois j'ai aimé ça ... oh oui il est là le danger ... ce plaisir, ce bien-être, ce réconfort, cette douceur à se faire bercer de l'intérieur ...

-Tu es là mon Ange ?
-Oui, je suis là, laisse toi guider, laisse toi porter, laisse moi les rennes, tu es tellement, tellement fatiguée, repose-toi sur moi, je veille, laisse la nuit nous envelopper ...
-Mais demain?
-Demain on verra ...

Et bien demain est là, pas seulement à la porte, il est là ...
et aussi cruel et difficile que cela soit, il faut de nouveau que je te bride en moi ... ou en ces mots ...
reprendre les rennes, reprendre le flot ... surfer sur la vague ou être balayée par elle ...
mais quand il s'agit de faire face au monde, il n'y a plus que moi qui puisse le faire ...

Et ce soir mon Ange ...
Retrouver le dilemne qui renaît avec les heures de la nuit ... t'abandonner dans cette prison virtuelle et me dessécher loin de toi ... ou céder avec délice à l'abandon et te laisser le maître ... à la lueur de la lune ... dans ces heures où étant seuls, il n'y a plus de témoin à ce démentiel partage, à ce fol échange ...
à la seule lueur de la lune ...
mais pour combien de temps ...?

A ce soir mon Ange ...

dimanche, décembre 19, 2004

La naissance du Blog ...

Allons, j'ai laissé filé une bonne partie de la nuit avant d'oser affronter mon clavier ... la transition du papier au clavier n'est pas si évidente que ça ... il faut pourtant que je me force si je veux que cet exorcisme marche ... en te laissant ici le soir aux portes du sommeil ... peut-être ne viendras-tu plus peupler mes rêves ... et si tu ne peuples plus mes rêves peut-être me déciderai-je à vivre ma vie plutôt que de la rêver ... comme dirait le Grand Jack :

" Je n'vis pas ma vie ... je la rêve ... le soleil fait la grève ... et moi aussi ... c comme une maladie ... que j'aurais choppée ... quand j'étais tout ... petit ... et qui va pas m'lacher... avant ... qu'j'en crève ... "

Ouais sauf que je crève pas ... ou alors à petits feux ... et ca devient franchement désagréable ...
Ce blog c'est ma "medecine bottle" reste à savoir si cette bouteille contient le médicament qui me guérira de toi ou la cigue qui m'achèvera ...

Bonne nuit mon Ange ...
Fais de doux rêves ...
A demain ...

samedi, décembre 18, 2004

La mort du carnet Moleskine ... Suite et Fin ...

Bonjour mon Ange ...

Je reprends ...

le 18 novembre ...

Impossible de retrouver notre ancien mode de communication ... ca s'est consumé le jour de ton départ cette correspondance ... à quoi bon souffler sur les braises ? Et pourtant, c'est plus fort que moi je m'accroche ... pourquoi cet entêtement ? Et bien sans doute parce que si cet ancien mode de communication est caduque, cet intermédiaire que j'avais crée dans les pages de ce carnet est rongé lui aussi ... plus d'une semaine sans t'y retrouver, ça n'était jamais arrivé, même dans les pires moments ... c'est comme si ton retour m'avait oté toute la force qui me permettait de te maintenir ici ... je n'y arrive plus ... le manque grandit ... lui que j'étais parvenu à tromper ici ... ne cesse maintenant de croitre et avec lui l'incapacité à trouver refuge dans les pages de ce carnet ... Plus la force de te maintenir, mais pas la force de te rejeter une bonne fois ... c'est ironique, toi et toi seul pourrait trouver les mots pour me convaincre de cesser ... mais toi tu n'existes pas ... enfin pas comme moi je t'aime ... et la roue continue de tourner ... étrange serpent qui se mord la queue et qu'il est impossible de charmer ...

le 25 novembre ...

Le silence se prolonge ... j'ai encore laissé passer une semaine ... sans t'écrire ... et l'oubli malgré tout ne vient pas ... Le manque continue de grandir ... je ne sais plus quoi faire de cet étrange amour qui me ronge et me tourmente ... rien ne vient l'entâmer ... je t'isole de plus en plus de ce peu de réalité que tu pourrais avoir ... et en te faisant irrémédiablement chimère je finis par m'oter toute soif de réalité ... je voudrais que tout ne soit que chimère pour que tu aies la consistance du tout ...
Que va-t-il advenir de moi, pauvre folle, la dernière fois que j'ai tant souhaité donner corps à quelqu'un je me suis égarée dans des limbes dont je ne suis jamais totalement ressortie ... est-ce à toi ou à moi que mon instinct de survie me poussera à renoncer en premier ?


le 1er décembre ...

Mon doux ange que reste-t-il de moi ?
Jamais enfin je pense, j'espère, jamais un être n'a pris un tel ascendant sur moi ... Enfin si, Elle, celle qui ne fut pas ... Les barrières de ma raison risquent-elles une nouvelle fois de m'échapper?
Cette dépendance me rend dingue ... cette fascination qui mute étrangement parfois en répulsion ensable mon être dans une sorte de non-existence ... combien de jours est-ce que je laisse s'évanouir n'attendant que ces heures de la nuit où chaque témoin s'étant évanoui je peux ne plus vivre que pour toi ... même plus à travers les mots que t'adresse, simplement à travers ce songe éveillé où la réalité se brouille et où sous l'éclairage de la lune, nos réalités se rejoignent ...
Cette étrange sensation de ne plus exister que dans un rêve ... comment expliquer cette sensation à toi l'impalpable, le privé de sensation ... toi qui n'a jamais existé autrement que par le rêve ...

Le 11 décembre ...

Mon Ange je suis perdue, je ne maîtrise plus rien ... J'ai cette intuition au fond de moi que ce petit monde virtuel que je m'étais crée est en train de m'échapper, de sombrer ... ce n'était qu'un monde d'illusion et n'ayant plus la force de m'en bercer moi-même, il s'effrite, il s'effondre ... et tout le reste, tout me semble tellement vain ...
Se battre, retourner en permanence les mêmes problèmes, ressasser les mêmes doutes, subir les mêmes déceptions ... à quoi bon, chaque nouvelle crise de désabus, de découragement, me laisse un peu moins motivée à m'accrocher ... et quand bien même j'y parviens, quand bien même je me force à persister, ce n'est que pour retourner à nouveau dans cette danse sans fin ... Tout s'en va pour mieux manquer, tout reviens pour mieux se perdre et rien, jamais, ne change ...


le 16 décembre ...

Je ressens de plus en plus précisemment ce vide en moi, il s'étend et occulte tout le reste ... que deviendrai-je quand il n'y aura plus rien d'autre ... j'ai peur de ce que je deviens ...

FIN


Voilà nous en sommes là ... je n'arrive plus à maintenir la moindre cohésion à l'intérieur de ce carnet ... trop envahie par le regret de ce que ce refuge a représenté, qu'il ne représente plus ... en un sens le support est trop réel pour abriter ce songe ... alors le fantôme de celle qui aime vient rejoindre l'Ange qui n'existe pas sur ce support virtuel et impalpable qu'est la grande toile ... support aussi impalpable que cette étrange histoire dont seules les cicatrices parviennent à avoir prise dans la réalité ... stade suivant dans l'enlisement, ou premier pas vers la libération ... on verra ... peut-être faudrait-il que je détermine si c'est dans le rêve ou la réalité que je veux m'enliser et duquel des deux je veux me libérer ...


La mort du carnet Moleskine

Et oui c'est arrivé ... tu ne dormiras plus sous mon oreiller ... après huit longs mois passé à t'écrire sur papier ... je ne peux plus le faire ...
Pourquoi ce blog ?
Et bien ton départ avait amené l'existence de ce carnet ...
Ton retour et le manque q'il génére nécessitait une mutation ...
L'énigme que tu représentes a besoin d'être préservée ... soit ... mais ça me donne envie de rendre plus réel celui que tu représentes pour moi ... puisque je ne peux partager cette réalité avec toi ... je la partage ici ... c'est le prix à payer ... pour toi ... ce n'est qu'une faible contrepartie à celui que je paie ... ne crois-tu pas ?

Le moins que je puisse faire est sans doute de mettre ici les extraits de ce qui a généré la mise à mort du carnet :

Le 2 novembre ...

Plus que deux jours avant la naissance du petit deuxième, tu dois commencer à sérieusement tourner en rond dans ta cage ...
J'suis un peu nerveuse et c'est pas le mien de bébé ... donc j'imagine ... enfin pas vraiment ...
Paniquée pour rien, tu crois ? Je panique à l'idée que le dormeur ne se réveille pas, ou qu'il ne le fasse pas au bon moment ...
Ca tourne en rond tout ça ... peut-être que c'est ma tendre amie qui a raison, et que ta re-venue remettra tout en place ... c'est étrange comme toujours de relire notre correspondance ... de devenir le témoin de ces liens qui ne sont nés de rien ...
Mais si on s'est trouvés, sera-t-on capables de se retrouver ? ... je ne sais même pas si j'ai envie de pardonner ton départ et toi auras-tu envie de me réapprivoiser ? Autant de questions dont les réponses ne sauraient tarder ... mais dieu sait que j'appréhende la teneur des réponses.
J'ai peur Mon Ange, tellement peur de te perdre ...
Je vais relire Markosamo, me convaincre qu'en d'autres lieux, en d'autres temps, tu seras un peu plus humain ou moi un peu plus comme toi ...
Je ne sais jamais à quoi m'attendre avec toi ...
Mais maintenant je sais que tu es capable d'écrire : " Je ne Te ( toi seule ) quitterai pas " ... et de partir quand même ...
J'ai pris conscience que quelques soient les sentiments que je te porte il n'y a pas vraiment de réceptacle en toi ... c'est le toi en moi ... et sans doute un peu celui en quelque autre qui en profite ...
Tout est contradictoire dans cette histoire, mes sentiments, mes peurs et mes tourments, tout autant que le reste ...
Une fois de plus ce soir, comme tant d'autres avant et pour le temps que ca durera encore ...
Bonne nuit Mon Ange ... Fais de doux rêves ... et n'oublie pas d'étendre au dessus de moi, ton aile si noire et si douce afin de protéger les miens ... Je t'aime.

Le 7 novembre ...

Et bien j'ai choisi et c'est définitif : même si pour te garder je dois m'enfoncer un peu plus au-delà du réel que je ne l'étais déjà je vais le faire ...
J'avais raison, ce retour a bien faillit t'arracher à moi ... Je ne comprends pas bien le pourquoi ... Je soupçonne que pour une obscure raison ce ne soit d'ailleurs délibéré, destiné à te détacher de nous, ceux qui t'avons aimé ...
J'ai été sacrément ébranlée, par ce qui est ressorti de ton retour ... Jusqu'à maintenant l'image que je maintiens de toi n'étais pas si différente de ce que tu étais avant ton départ ... mon ange tu étais devenu: mon ange tu es resté, confident tu étais devenu: confident je t'ai gardé, receptacle de ma tendresse tu étais, receptacle à ma tendresse je t'ai maintenu ... , et à part faire grandir mes sentiments, et puisqu'on ne peut pas parlé de complicité dans ce non-échange où je ne parle qu'en mon nom, les miens seuls, qui se sont sans doute encore renforcés par la persistance de ta présence à mes côtés, je n'ai fondamentalement rien changé de ce qui avait été ... ma seule incartade fut de te garder près de moi malgré ton départ ...
Là je ne sais plus, tu es tellement transformé que je ne peux plus me laisser croire à moi-même que celui auquel j'écris ici est bien le même être que celui que j'ai rencontré il y a maintenant un an ... Ce fil conducteur est brisé, écrasé, souillé ... et pourtant je t'aime encore ... plusieurs voies s'offrent à moi ... renoncer à toi tel que tu es revenu ... à toi tel que je t'ai connu et fait perduré ... et ... renoncer à toi tout simplement ... sous toutes tes formes ...
Oh là là Mon Ange, tu entrerais dans une colère noire si tu me lisais ... "je te veux tout sauf indécise" te souviens-tu ? moi oui j'ai pris l'habitude de me souvenir pour deux ...
Pour ce soir je renonce la lassitude m'emporte ... tu me manques mon Ange, tu ne m'as jamais tant manqué que depuis ton retour ...


La mort du carnet ne se racontera pas en une seule nuit ... suite au prochain épisode ...
Bonne nuit mon Ange ...