La mort du carnet Moleskine ... Suite et Fin ...
Bonjour mon Ange ...
Je reprends ...
le 18 novembre ...
Impossible de retrouver notre ancien mode de communication ... ca s'est consumé le jour de ton départ cette correspondance ... à quoi bon souffler sur les braises ? Et pourtant, c'est plus fort que moi je m'accroche ... pourquoi cet entêtement ? Et bien sans doute parce que si cet ancien mode de communication est caduque, cet intermédiaire que j'avais crée dans les pages de ce carnet est rongé lui aussi ... plus d'une semaine sans t'y retrouver, ça n'était jamais arrivé, même dans les pires moments ... c'est comme si ton retour m'avait oté toute la force qui me permettait de te maintenir ici ... je n'y arrive plus ... le manque grandit ... lui que j'étais parvenu à tromper ici ... ne cesse maintenant de croitre et avec lui l'incapacité à trouver refuge dans les pages de ce carnet ... Plus la force de te maintenir, mais pas la force de te rejeter une bonne fois ... c'est ironique, toi et toi seul pourrait trouver les mots pour me convaincre de cesser ... mais toi tu n'existes pas ... enfin pas comme moi je t'aime ... et la roue continue de tourner ... étrange serpent qui se mord la queue et qu'il est impossible de charmer ...
le 25 novembre ...
Le silence se prolonge ... j'ai encore laissé passer une semaine ... sans t'écrire ... et l'oubli malgré tout ne vient pas ... Le manque continue de grandir ... je ne sais plus quoi faire de cet étrange amour qui me ronge et me tourmente ... rien ne vient l'entâmer ... je t'isole de plus en plus de ce peu de réalité que tu pourrais avoir ... et en te faisant irrémédiablement chimère je finis par m'oter toute soif de réalité ... je voudrais que tout ne soit que chimère pour que tu aies la consistance du tout ...
Que va-t-il advenir de moi, pauvre folle, la dernière fois que j'ai tant souhaité donner corps à quelqu'un je me suis égarée dans des limbes dont je ne suis jamais totalement ressortie ... est-ce à toi ou à moi que mon instinct de survie me poussera à renoncer en premier ?
le 1er décembre ...
Mon doux ange que reste-t-il de moi ?
Jamais enfin je pense, j'espère, jamais un être n'a pris un tel ascendant sur moi ... Enfin si, Elle, celle qui ne fut pas ... Les barrières de ma raison risquent-elles une nouvelle fois de m'échapper?
Cette dépendance me rend dingue ... cette fascination qui mute étrangement parfois en répulsion ensable mon être dans une sorte de non-existence ... combien de jours est-ce que je laisse s'évanouir n'attendant que ces heures de la nuit où chaque témoin s'étant évanoui je peux ne plus vivre que pour toi ... même plus à travers les mots que t'adresse, simplement à travers ce songe éveillé où la réalité se brouille et où sous l'éclairage de la lune, nos réalités se rejoignent ...
Cette étrange sensation de ne plus exister que dans un rêve ... comment expliquer cette sensation à toi l'impalpable, le privé de sensation ... toi qui n'a jamais existé autrement que par le rêve ...
Le 11 décembre ...
Mon Ange je suis perdue, je ne maîtrise plus rien ... J'ai cette intuition au fond de moi que ce petit monde virtuel que je m'étais crée est en train de m'échapper, de sombrer ... ce n'était qu'un monde d'illusion et n'ayant plus la force de m'en bercer moi-même, il s'effrite, il s'effondre ... et tout le reste, tout me semble tellement vain ...
Se battre, retourner en permanence les mêmes problèmes, ressasser les mêmes doutes, subir les mêmes déceptions ... à quoi bon, chaque nouvelle crise de désabus, de découragement, me laisse un peu moins motivée à m'accrocher ... et quand bien même j'y parviens, quand bien même je me force à persister, ce n'est que pour retourner à nouveau dans cette danse sans fin ... Tout s'en va pour mieux manquer, tout reviens pour mieux se perdre et rien, jamais, ne change ...
le 16 décembre ...
Je ressens de plus en plus précisemment ce vide en moi, il s'étend et occulte tout le reste ... que deviendrai-je quand il n'y aura plus rien d'autre ... j'ai peur de ce que je deviens ...
FIN
Voilà nous en sommes là ... je n'arrive plus à maintenir la moindre cohésion à l'intérieur de ce carnet ... trop envahie par le regret de ce que ce refuge a représenté, qu'il ne représente plus ... en un sens le support est trop réel pour abriter ce songe ... alors le fantôme de celle qui aime vient rejoindre l'Ange qui n'existe pas sur ce support virtuel et impalpable qu'est la grande toile ... support aussi impalpable que cette étrange histoire dont seules les cicatrices parviennent à avoir prise dans la réalité ... stade suivant dans l'enlisement, ou premier pas vers la libération ... on verra ... peut-être faudrait-il que je détermine si c'est dans le rêve ou la réalité que je veux m'enliser et duquel des deux je veux me libérer ...
Je reprends ...
le 18 novembre ...
Impossible de retrouver notre ancien mode de communication ... ca s'est consumé le jour de ton départ cette correspondance ... à quoi bon souffler sur les braises ? Et pourtant, c'est plus fort que moi je m'accroche ... pourquoi cet entêtement ? Et bien sans doute parce que si cet ancien mode de communication est caduque, cet intermédiaire que j'avais crée dans les pages de ce carnet est rongé lui aussi ... plus d'une semaine sans t'y retrouver, ça n'était jamais arrivé, même dans les pires moments ... c'est comme si ton retour m'avait oté toute la force qui me permettait de te maintenir ici ... je n'y arrive plus ... le manque grandit ... lui que j'étais parvenu à tromper ici ... ne cesse maintenant de croitre et avec lui l'incapacité à trouver refuge dans les pages de ce carnet ... Plus la force de te maintenir, mais pas la force de te rejeter une bonne fois ... c'est ironique, toi et toi seul pourrait trouver les mots pour me convaincre de cesser ... mais toi tu n'existes pas ... enfin pas comme moi je t'aime ... et la roue continue de tourner ... étrange serpent qui se mord la queue et qu'il est impossible de charmer ...
le 25 novembre ...
Le silence se prolonge ... j'ai encore laissé passer une semaine ... sans t'écrire ... et l'oubli malgré tout ne vient pas ... Le manque continue de grandir ... je ne sais plus quoi faire de cet étrange amour qui me ronge et me tourmente ... rien ne vient l'entâmer ... je t'isole de plus en plus de ce peu de réalité que tu pourrais avoir ... et en te faisant irrémédiablement chimère je finis par m'oter toute soif de réalité ... je voudrais que tout ne soit que chimère pour que tu aies la consistance du tout ...
Que va-t-il advenir de moi, pauvre folle, la dernière fois que j'ai tant souhaité donner corps à quelqu'un je me suis égarée dans des limbes dont je ne suis jamais totalement ressortie ... est-ce à toi ou à moi que mon instinct de survie me poussera à renoncer en premier ?
le 1er décembre ...
Mon doux ange que reste-t-il de moi ?
Jamais enfin je pense, j'espère, jamais un être n'a pris un tel ascendant sur moi ... Enfin si, Elle, celle qui ne fut pas ... Les barrières de ma raison risquent-elles une nouvelle fois de m'échapper?
Cette dépendance me rend dingue ... cette fascination qui mute étrangement parfois en répulsion ensable mon être dans une sorte de non-existence ... combien de jours est-ce que je laisse s'évanouir n'attendant que ces heures de la nuit où chaque témoin s'étant évanoui je peux ne plus vivre que pour toi ... même plus à travers les mots que t'adresse, simplement à travers ce songe éveillé où la réalité se brouille et où sous l'éclairage de la lune, nos réalités se rejoignent ...
Cette étrange sensation de ne plus exister que dans un rêve ... comment expliquer cette sensation à toi l'impalpable, le privé de sensation ... toi qui n'a jamais existé autrement que par le rêve ...
Le 11 décembre ...
Mon Ange je suis perdue, je ne maîtrise plus rien ... J'ai cette intuition au fond de moi que ce petit monde virtuel que je m'étais crée est en train de m'échapper, de sombrer ... ce n'était qu'un monde d'illusion et n'ayant plus la force de m'en bercer moi-même, il s'effrite, il s'effondre ... et tout le reste, tout me semble tellement vain ...
Se battre, retourner en permanence les mêmes problèmes, ressasser les mêmes doutes, subir les mêmes déceptions ... à quoi bon, chaque nouvelle crise de désabus, de découragement, me laisse un peu moins motivée à m'accrocher ... et quand bien même j'y parviens, quand bien même je me force à persister, ce n'est que pour retourner à nouveau dans cette danse sans fin ... Tout s'en va pour mieux manquer, tout reviens pour mieux se perdre et rien, jamais, ne change ...
le 16 décembre ...
Je ressens de plus en plus précisemment ce vide en moi, il s'étend et occulte tout le reste ... que deviendrai-je quand il n'y aura plus rien d'autre ... j'ai peur de ce que je deviens ...
FIN
Voilà nous en sommes là ... je n'arrive plus à maintenir la moindre cohésion à l'intérieur de ce carnet ... trop envahie par le regret de ce que ce refuge a représenté, qu'il ne représente plus ... en un sens le support est trop réel pour abriter ce songe ... alors le fantôme de celle qui aime vient rejoindre l'Ange qui n'existe pas sur ce support virtuel et impalpable qu'est la grande toile ... support aussi impalpable que cette étrange histoire dont seules les cicatrices parviennent à avoir prise dans la réalité ... stade suivant dans l'enlisement, ou premier pas vers la libération ... on verra ... peut-être faudrait-il que je détermine si c'est dans le rêve ou la réalité que je veux m'enliser et duquel des deux je veux me libérer ...


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